Bonnes pratiquesCréé le : 2 avril 2026

Amsterdam (Pays-Bas) : des conteneurs pour loger les étudiants

Objectif 4.5

Veiller à une politique foncière équilibrée entre usages urbains et port actif en particulier sur le waterfront.

Défi(s)

Comment recycler les équipements portuaires pour satisfaire les besoins fonciers de la ville ?

Bonne pratique

Le recours à des usages d’occupation transitoire sur un site d’interface ville-port sera souvent une solution d’attente pour satisfaire aux exigences légales liées aux activités portuaires (sécurité, bruit, poussière, trafic, etc.). Il donne également la possibilité de faire évoluer les projets dans le temps en fonction des besoins urbains et portuaires. Affectés dans un premier temps à un usage donné -bureaux par exemple- ces équipements peuvent aisément glisser vers un autre usage -résidentiel par exemple. Ces glissements s’opèreront en raison de nouveaux impératifs urbains, de changements dans l’activité portuaire, de l’évolution de la législation, etc. À Amsterdam, les conteneurs maritimes aménagés constituent une forme d’habitat alternatif, facile et accessible. Ce type de construction a permis de ramener le prix des loyers à un niveau plutôt abordable pour une ville comme Amsterdam. Ce principe a également été repris dans des pays où produire du logement abordable est une priorité comme le Nigéria, le Ghana, les Caraïbes françaises, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, la Scandinavie et la Suisse, soit pour lutter contre les loyers élevés et le sans-abrisme, soit comme logement de substitution dans les camps de réfugiés.

Cette bonne pratique intègre également l’objectif 6.2 (Intégrer aux équipements portuaires des espaces et des fonctions ouvertes aux habitants et aux visiteurs leur donnant à voir le port et ses activités) et 8.3 (Développer des espaces publics et des équipements récréatifs ou culturels sur les interfaces Ville Port afin d’en faire un nouveau pôle d’attractivité.) de l’Agenda 2030 de l’AIVP.

Cas d’étude

La réglementation néerlandaise impose un zonage règlementaire lié, en partie, au bruit généré par les activités portuaires, qui empêche l’implantation de logements dans les zones proches. Pour répondre à un important besoin de logements, Amsterdam a adopté une stratégie d’occupation temporaire de sites portuaires abandonnés situés à proximité du port actif. Sur les espaces de transition de Houthaven, NDSM Wharf et Keetwonen ont ainsi été implantés des logements étudiants, qui permettent de répondre aux besoins particuliers d’une population, temporaire par définition. Les fonds pour l’aménagement des premiers conteneurs ont été débloqués en 2005 pour une réalisation en 2006. Le plus grand ensemble au monde est celui de Keetwonen, mis à disposition en 2018. S’y loger coûtait 400 euros par mois en 2015. Des projets de même nature ont été développés au Nigéria, où l’aménagement de conteneurs en logement représente une option facile à mettre en place, peu exigeante et bon marché.

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