Actualités du réseauPublié le 16 juillet 2020

Villes portuaires et Covid-19: les bonnes pratiques pendant la pandémie

Notre monde globalisé fait face à une crise sanitaire, sociale et économique sans précédent, et les villes portuaires, reliées au monde entier, en sont fortement affectées. D’un côté, elles ont dû apprendre à gérer de nombreux risques ; de l’autre, il leur a fallu transformer la menace en opportunité. Sensibles aux perturbations telles que le Covid-19, les villes portuaires ont misé sur l’innovation collective au sein de leur communauté pour développer la coopération et une nouvelle forme de résilience. Ces gateways globalisés tendent à se régionaliser pour jouer un rôle moteur à l’échelle locale. En coordonnant les actions d’une coalition d’acteurs portuaires dans le domaine économique et social, les villes portuaires peuvent contribuer à la relance durable de l’économie et, de manière générale, à l’amélioration de la qualité de vie de leurs habitants. Quelques chiffres sur le Covid-19 La pandémie de Covid-19 s’accélère. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rapporte plus de 11 millions de décès causés par le Covid-19. Dans certaines régions du monde où le virus semblait sous contrôle, on commence à observer un regain de la maladie. Dans d’autres, le nombre de cas continue d’augmenter. Les conséquences socio-économiques et politiques à l’échelle mondiale demeurent incertaines. Avec le Covid-19, le monde connaît en effet sa pire crise sanitaire depuis le début du siècle et l’OMS établit même des comparaisons avec la pandémie de grippe espagnole de 1918. Ce qui ne fait malheureusement aucun doute, c’est que le coût humain d’une telle pandémie est, et sera, considérable. Après la crise sanitaire, la récession économique d’une ampleur inédite pourrait causer la perte de milliers d’emplois, affectant sévèrement les conditions de vie de millions de personnes. La Banque mondiale avance, pour 2020, une baisse de 5,2% du PIB mondial, ce qui représente "la plus forte récession planétaire depuis des décennies". Le secteur portuaire compte parmi les plus touchés, et selon le FIT (Forum international des transports) de l’OCDE, l’Asie a vu son trafic maritime diminuer de 20% en février, et l’Europe de 18% en mars, et l’on peut s’attendre à des chiffres similaires aux États-Unis. La chute du trafic maritime international s’explique par la perturbation des chaînes d’approvisionnement, la mise en place de mesures de restriction et la forte contraction de la demande. La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) table même un repli de 27% pour le deuxième trimestre 2020. L'AIVP partage les bonnes pratiques en période de pandémie Les villes portuaires, au cœur des flux et échanges internationaux, jouent un rôle essentiel dans la mondialisation. Elles devront donc mobiliser leurs ressources pour améliorer leur résilience. Et il est heureux qu’elles aient montré, dès le confinement, leur capacité et leur détermination à coopérer et à soutenir les entreprises et les collectivités locales. L’AIVP, en tant qu’organisation internationale pour les Villes et les Ports, se trouvait au premier rang pour observer tous les efforts consentis. Au cœur de la crise, nous nous sommes efforcés de nous concentrer sur ce que nous savons faire le mieux : partager les expériences, approfondir les connaissances existantes, donner une visibilité à ceux qui s’engagent en faveur d’un développement plus durable. Depuis le mois de mars, l’AIVP suit de près les initiatives entreprises par ses adhérents pour lutter contre la pandémie. Nous avons eu l’occasion d’interroger plusieurs de nos membres, Villes et Ports, sur les 5 continents, en ciblant tout particulièrement les villes portuaires de taille moyenne, en Afrique, dans le sud de l’Europe et en Océanie. Des régions qui intéressent moins les médias mais où, en réalité, la coopération Ville Port n’a jamais été aussi forte. À présent que de nombreuses villes portuaires élaborent leur plan de relance et repensent leur modèle, nous en profitons pour réfléchir aux enseignements de ces derniers mois et faire la synthèse des nombreux articles et interviews que nous avons publiés pendant la crise. C’est là notre contribution pour (ré-) inventer la ville portuaire de demain. Les actions des ports pour soutenir leur ville pendant la pandémie À mesure que la pandémie se répand dans le monde, la lutte contre le virus est devenue un effort collectif mondial. Dans ce contexte, les acteurs Ville Port ont pu contribuer à la lutte contre le Covid-19 dans le domaine des activités portuaires mais aussi en soutenant les services sanitaires. Poursuivre les activités en dépit du virus Gouvernements et institutions internationales ont convenu que les activités logistiques devaient être poursuivies. Les autorités portuaires ont dû de ce fait garantir à leurs milliers d’employés les conditions de sécurité requises. Elles ont mis à la disposition de leur personnel, et des salariés d’autres entreprises du domaine portuaire dans certains cas, les équipements de protection nécessaires et des campagnes d’information sur les gestes barrière ont été menées. Il a aussi fallu faire preuve d’imagination. Très vite, le télétravail a été proposé à ceux qui pouvaient rester chez eux, mais des mesures de protection innovantes ont dû être mises en œuvre pour les employés devant se rendre sur place. Les ports de Gand (Belgique) et Zeeland (Pays-Bas) (désormais réunis au sein de la North Sea Port authority) ont, quant à eux, créé des pistes cyclables et proposé des vélos aux travailleurs portuaires, en bonne entente avec les autorités municipales. Les modes de déplacement doux sont bénéfiques à la fois pour la santé et l’environnement. Intervenir aux côtés des villes pour apporter une assistance médicale Les Villes, parfois déjà soumises à une pression…

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