InterviewsPublié le 2 mars 2022

CEMAS (Valence) : coopérer et partager les expériences pour une alimentation toujours plus durable

Le Centre Mondial de Valence pour une Alimentation Urbaine Durable – CEMAS a été inauguré en 2018. C’est une initiative de la Ville de Valence qui avait notamment signé un MOU avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dès 2016. Les objectifs principaux du CEMAS sont la mise en valeur des multiples initiatives en faveur d’une alimentation urbaine durable dans les villes du monde, la sensibilisation aux questions liées à l’alimentation, le changement climatique et les systèmes alimentaires locaux durables, et la diffusion des bonnes pratiques en la matière. Des objectifs qui se croisent donc avec ceux de l’engagement 07 de l’Agenda AIVP 2030 en faveur d’une « Alimentation de qualité pour tous ».Un entretien avec Vicente Domingo, Directeur du CEMAS AIVP – Partager les connaissances et repérer les bonnes initiatives, c’est aussi l’une des raisons d’être de l’AIVP. Pouvez-vous nous résumer de quelles manières vous gérer ce partage des connaissances ? @ CEMAS Vicente Domingo, Directeur du CEMAS - Le CEMAS est une structure essentiellement basée sur le concept de la communication au sens large, ce qui suppose un travail d’information du public, la prise en compte de l’opinion publique mais aussi une mise en relation avec les centres de connaissances, les villes et deux secteurs qui, selon moi, sont particulièrement actifs : les réseaux de villes et la société civile. Comme à l’AIVP, lorsqu’il existe un objectif commun clairement défini, un point de convergence, alors se mettent en place des actions de collaboration, un exemple manifeste de partenariat gagnant-gagnant. Nous répartissons la grande quantité de connaissances qui nous parviennent en 34 catégories. Marchés publics, gaspillage alimentaire, changement climatique, égalité des sexes, relations entre villes et campagnes, Big Data, c’est-à-dire des champs d’action ou des stratégies qui nous servent d’idées porteuses certainement appelées à occuper une place dans d’autres catégories parmi les 34 au cours du processus. Nous venons justement d’entamer les premières démarches pour lancer un modèle de localisation de contenus allant dans ce sens. L’information et avant tout les connaissances se valorisent à mesure qu’on les enrichit de nouveaux apports et de nouvelles expériences qui viennent valider ou améliorer les concepts. Je veux dire par là que si le fait de repérer et répertorier des articles, des expériences, des pratiques, etc., présente déjà un intérêt, le processus qui consiste à les mettre à disposition de tous ceux que les systèmes alimentaires urbains durables intéressent pour qu’ils les développent, les mettent en œuvre et les partagent, en présente encore plus. Naît ainsi une dynamique de rétroaction positive qui confirme notre raison d’être et notre utilité, non seulement pour les villes mais aussi pour la FAO et tous les centres de recherche qui travaillent autour de ces questions. Nous faisons un usage permanent de toute sorte de réseaux. Presque partout dans le monde, le citoyen lambda accède quotidiennement à des dizaines de réseaux. Les espaces de connaissances sont des plateformes qui en soi permettent un accès inédit à l’information et aux connaissances ; mais ce phénomène en induit un autre, de plus grande ampleur encore, la possibilité de diffuser,…

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