OpinionsPublié le 25 mars 2021

Préparer les ports et les villes portuaires au changement climatique : atténuation et adaptation

Dr. Austin Becker. Professeur associé et directeur des programmes d'études supérieures au département des affaires maritimes de l'université de Rhode Island. Les territoires des villes portuaires sont en première ligne de l'adaptation au changement climatique. Dans cet article, le professeur Austin Becker présente brièvement les défis et la manière dont la combinaison de différentes approches sera nécessaire pour accroître la résilience de ces régions côtières. Le changement climatique est peut-être le plus grand défi environnemental auquel la communauté internationale ait jamais été confrontée. L’AIVP, en décidant de se saisir des Objectifs de Développement Durable de l’ONU, s’est engagée comme partie prenante à la solution. Le premier des 10 engagements pris par l’AIVP est « l’adaptation au changement climatique ». Les villes et les ports peuvent et doivent agir de concert pour anticiper les conséquences du changement climatique sur les villes portuaires, maritimes et fluviales. Les populations côtières du monde doivent faire face à un déferlement de menaces : élévation du niveau de la mer, intensification des tempêtes et épisodes de précipitations extrêmes, sans compter les multiples autres problèmes climatiques. Pour relever le défi, il convient d’adopter une double stratégie : nous devons, d’une part, faire tout notre possible pour réduire (voire inverser) la courbe des émissions mondiales afin de ralentir ou bloquer le réchauffement, et d’autre part, prendre en amont des mesures radicales pour nous adapter aux nouvelles conditions que les données scientifiques décrivent pour les décennies à venir. Sur les deux plans, le shipping et les ports, acteurs essentiels de la communauté internationale, devront être en première ligne. Mais ils ne peuvent agir seuls : ils doivent s’associer à leur communauté et aux autres parties prenantes afin de proposer des solutions. Que ce soit au niveau local ou mondial, la société dépend du transport maritime pour nous permettre de vivre comme nous le faisons. Le monde compte plus de 3 000 points de transfert intermodal pour garantir l’acheminement des produits énergétiques (charbon, pétrole et gaz), des produits manufacturés et des matières premières, qu’il s’agisse de grands ports à conteneurs (comme par exemple Rotterdam) ou de petits ports spécialisés dans un seul type de marchandise (par exemple produits…

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