OpinionsPublié le 4 juin 2021

L’économie circulaire appliquée aux territoires industrialo-portuaires, une réalité et une partie du Monde d’après

Nicolas Mat. Secrétaire général de l'Association PIICTO - Plateforme Industrielle et d'Innovation de Caban-Tonkin (Marseille-Fos) La situation de crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de COVID-19 aura montré l’interdépendance, la complexité mais aussi la vulnérabilité de nos sociétés hyper-industrielles. Dans ce contexte si particulier qui a touché l’ensemble des continents, cela aura eu l’avantage de mettre notamment en lumière deux aspects liés aux territoires industriels et portuaires. Tout d’abord, que dans une économie globalisée, ces places portuaires constituent des éléments clés de la continuité d’approvisionnement de flux de matières et d’énergies nécessaires au fonctionnement de nos sociétés (90% des flux de marchandises transitent par voie maritime à l’échelle internationale). D’autre part, que même si le contexte de la crise sanitaire ne les a pas épargnés et leur a imposé des périodes difficiles en marche dégradée, les industries implantées dans ces places portuaires ont su s’adapter et produire par exemple l’oxygène destiné aux besoins exceptionnels du monde médical ou bien encore gérer et valoriser sans discontinuité nos déchets (ordures ménagères, déchets dangereux, etc.). Le territoire Ville-Port, un espace stratégique pour concrétiser l’économie circulaire Dans ce monde qu’on qualifie sans cesse en transitions, les places industrialo-portuaires doivent faire face à de très forts enjeux de renouvellement et d’adaptation. Renouvellement des pratiques, des perceptions, des ambitions, des formes de coopération globale et locale, etc. Plusieurs travaux, notamment ceux menés depuis plus de dix ans par l’AIVP, ont permis de mettre en évidence que la plupart des grandes places industrialo-portuaires à l’échelle internationale sont aujourd’hui sensibilisées ou engagées autour des enjeux de transitions énergétique et écologique, et s’intéressent activement à l’économie circulaire. Vue du parc éco-industriel de Kalundborg, Danemark. L’équation de base n’est pourtant pas simple. Ces territoires doivent en effet faire co-exister à la fois des espaces anthropisés, urbanisés, industrialisés, portuaires, parfois agricoles et des espaces naturels dotés d’une grande richesse en termes de biodiversité car situés bien souvent dans des zones estuariennes ou littorales. Dès lors, comment concilier, de manière équilibrée et anticipée, des politiques d’aménagement et de développement à long terme de ces activités industrialo-portuaires, pourvoyeuses d’emplois et de richesses, et dans le même temps, limiter les impacts sur le milieu, que ce soit en termes de consommation d’espaces et de ressources naturelles ou en termes de rejets (atmosphériques, effluents, déchet solides). Les industries l’ont aujourd’hui bien compris et elles…

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Los miembros de la AIVP destacados en el premio a la integración social de los puertos
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